EXPOSITION NATASHA KRENBOL ET CONTE EN MUSIQUE ENZO CORMANN

Posté sur déc 7, 2012 dans ACTUALITÉS, Spectacles

INVITATION
Pour fêter le dernier mois de l’année, Am Stram Gram vous invite à découvrir sa nouvelle exposition des peintures de Natasha Krenbol

SAMEDI 8 DECEMBRE à partir de 18h

Avec un CONTE EN MUSIQUE D’ENZO CORMANN ET JEAN-MARC PADOVANI à 19h
à partir de 9 ans

Entrée libre sur réservation au 022 735 79 24

Le Blues de Jean Lhomme est présenté en avant-première exceptionnelle du spectacle qui sera créé à Am Stram Gram durant la saison 2013-2014. Écrivain de théâtre, metteur en scène, romancier, Enzo Cormann frotte depuis longtemps ses rhapsodies littéraires à la musique, et au jazz en particulier : cabarets, opéras de poche, jazz poems… le poète souffle ses phrases comme un musicien ses notes. Proche de l’œuvre picturale de Natasha Krenbol et associé depuis plus de vingt ans au saxophoniste, compositeur et arrangeur, Jean-Marc Padovani, Enzo Cormann a écrit sa première pièce de théâtre accessible aux enfants : Le Blues de Jean Lhomme.
« Nous croisons tous les jours de nombreux Jean Lhomme. Nous ne les voyons pas, ou nous faisons semblant de ne pas les voir. Mais eux nous voient.
 Nous les confondons volontiers avec les objets qui jalonnent les trottoirs de nos villes — bancs, panneaux, lampadaires, poubelles… Mais Jean Lhomme n’est pas un objet : il est le veilleur du monde.
L’histoire d’un «homme de rien», un de ces types sans nom, sans toit ni rien, racontée par Docteur Blues et Mister Tchatche, bluesmen aveugles, amis des corbeaux. 
L’un d’entre eux, nommé Corvus Corax, joue les présentateurs et pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec et… chante le blues. Cet homme sans nom, sans toit ni rien, Mister Tchatche l’appelle Jean Lhomme ». 
 Enzo Cormann
Dit Enzo Cormann / Saxophone Jean-Marc Padovani / Chant Charlène Martin
Durée 1h

NATASHA KRENBOL – VERNISSAGE
Galerie de 7m2 et hall du théâtre

Les œuvres de Natasha Krenbol, peintre originaire de Zurich, ont été exposées dans plusieurs pays depuis 1991. Elle a aussi publié de nombreux dessins à l’encre dans Le Monde diplomatique, Politis, etc. et collaboré avec le mensuel L’Autre Journal et Dada, revue d’art pour enfants.
« Par le jeu de la «réserve», les créatures de Natasha Krenbol, tels des fragments de réel provisoirement détachés du monde, paradent, graffitées et maculées – malpolies, pour le moins. Leurs poses dansantes d’animaux enjazzés laissent deviner le sourire qui accompagna leur invention (parlons plutôt de révélation). Cette peinture chahuteuse, carnavalesque, est le fait d’une personne bouleversée, comme l’est nécessairement quiconque sachant voir que l’homme marche sur la tête. Nos effigies sont plus vivantes que nous ; plus animales et musicales, plus amicales. Contrairement à nous, nos doubles krenbolisés ne tuent pas, ne saccagent pas, ne se rêvent pas en prédateurs. Ce sont d’authentiques sauvages, habitants d’Utopie, ce non-lieu de toujours, villégiature nomade des poètes et des sages résistants.
 Natasha Krenbol a manifestement plus appris des rues africaines que des musées de la vieille Europe. Elle tient les conteuses de fables et les bluesmen pour plus savants que les esthètes bourgeois, et peint en œuvrière non-alignée, insoucieuse des vogues et des diktats boutiquiers. Elle a été saxophoniste dans une vie antérieure et jalouse les corbeaux. » Enzo Cormann